Valentine : "Je ne remercierai jamais assez le seigneur d'avoir pris la peine de venir me chercher alors que j'étais perdue, et de m'avoir ouvert à sa bonté."

 

    Je n'ai jamais été ce qu'on peut appeler une "bonne catholique". Je n'étais absolument pas pratiquante et à moitié croyante. Je suis allée au Festival à Hautecombe sans aucun but particulier, un ami pratiquant m'a proposé d'y aller avec lui, pas dans un but d'évangélisation mais surtout pour passer ces vacances ensemble. J'ai donc débarqué dans un monde qui m'était complètement inconnu mais je suis de nature très ouverte et toujours prête à découvrir de nouvelles choses.

    La première messe de communion du midi fut une expérience très éprouvante. J'avais une boule au ventre et j'étais partagée entre un profond malaise ou une forte émotion. Je me sentais mal et je ne chantais pas. Quand nous avons du dire le notre Père, seule chose que je connaissais, je l'ai fait et puis sans m'en rendre compte j'ai commencé à suivre les chants. Je ne savais pas si j'étais vraiment mal à l'aise ou si je me refusais de chanter les chansons. J'ai donc décidé d'y retourner le lendemain mais seule, cette fois. Et j'y ai ressenti une grande joie, j'ai pris plaisir à chanter, être en communauté avec les autres chrétiens.

    C'est ainsi que la tournure du festival a changé pour moi, j'y ai réellement vu une expérience bénéfique. Le bilan de la semaine est plus que positif! C'est en rentrant de cette merveilleuse semaine que je me suis posée pour réfléchir aux enseignements que j'avais reçus et ce que je voulais en faire. Ma rencontre avec Dieu a été très riche en émotions. J'ai appris que rien n'arrivait par hasard, Dieu est toujours présent tant qu'on a foi en lui, il fera tout ce qui est bon pour nous. Il m'aime, bien plus que je ne m'aime moi-même et son amour remplit le vide, le mal de mon cœur.

    Je suis de nature très auto-destructrice. Dès que quelque chose ne va pas, que ce soit un problème minime ou plus grave, je me renferme sur moi-même et j'ai tendance à me faire encore plus de mal. Mon moral est ce qui me fait le plus mal. Ma rencontre avec Dieu m'a donné le besoin naturel de, non pas me renfermer avec ma souffrance, mais de prier, parler au Seigneur et lui adresser mes peines. Et, mon Dieu, qu'est ce que ça fait du bien! Il faut lui faire confiance, il connaît les désirs de mon cœur mieux que quiconque. Chose qui m'a été très difficile d'accepter sur le moment parce que se donner complètement à lui peut être douloureux par moment, mais lui seul sait ce qui est le mieux pour nous.

    Certaines souffrances que l'on est amené à vivre sont douloureuses mais il faut louer le Seigneur, il cherche à nous protéger, il faut remettre notre cœur dans ses bras et toujours rechercher sa présence pour ne pas se perdre. Ce qui m'a aussi fait prendre conscience de l'immense amour de Dieu c'est de voir les autres festivaliers. Leurs sourires, leur joie de vivre, leur générosité témoignent de l'amour qu'ils ont en eux, cet amour gratuit du Père. 

    Je ne remercierai jamais assez le seigneur d'avoir pris la peine de venir me chercher alors que j'étais perdue, et de m'avoir ouvert à sa bonté. Je suis loin d'avoir trouvé mon chemin mais je sais qu'il m'accompagnera tout le long pour me guider vers le chemin du bonheur, de mon bonheur.